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Juin 1989 : Fun Radio donne dans l’art contemporain 26 juin 2014

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Voici une découverte suffisamment curieuse pour être évoquée ici : il y a vingt cinq ans, Fun Radio initiait ses jeunes auditeurs à l’art contemporain !

Partenaire en juin 1989 d’une opération intitulée La plus grande exposition d’art contemporain et visant à diffuser le travail de créateurs dans les encarts publicitaires des magazines français, celle qui se désignait comme « la meilleure radio » osait à l’époque associer son image à des univers culturels sans rapport évident avec son « territoire de marque ».

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Une opération de communication incongrue en somme, et surtout totalement inimaginable aujourd’hui. A l’heure où les identités et les cibles des radios françaises sont hyper maîtrisées et verrouillées, on imagine ainsi mal « le son dancefloor » se disperser dans l’art contemporain et le logo de Fun Radio côtoyer une peinture moderne.

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Le zapping à remonter le temps 22 mars 2014

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Fermez les yeux et imaginez vous plus de trente ans en arrière à l’écoute de la foisonnante bande FM parisienne. Nous sommes bien au mois de mars, mais en 1983. En ce début d’après-midi, vous balayez votre tuner à la recherche de musiques modernes et de paroles libres.

De 87.5 à 106 MHz, vos oreilles s’arrêtent plus ou moins longuement sur France Inter, Radio Notre-Dame, Digitale FM et Radio Libertaire (partie 1) ; puis Radio Solidarité, Fréquence Gaie, FIP, Radio Montmartre, Gilda, CVS, Oblique FM, Radio J, NRJ, Boulevard du Rock, 92 radio, France Culture, Radio Communauté, Carol FM ou Fréquence Montmartre (partie 2) ; vous tombez ensuite de votre chaise en écoutant quatre minutes de l’émission Cadavres exquis sur Carbone 14, puis retour à la normale avec France Musique, Radio Soleil, Radio 3, Ici et Maintenant, Radio 7, RFM et bien d’autres stations non identifiées (partie 3).

Un voyage dans le temps que l’on doit à l’internaute « Jean-Paul Hochon Sr » qui a eu la bonne idée de publier ses enregistrements d’époque sur Youtube.

Quand l’information en boîte est délivrée par des journalistes fictifs 5 mars 2014

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A l’écoute des deux réseaux nationaux édités par l’entreprise lyonnaise Espace Group, Jazz Radio et MFM Radio, une petite manipulation attire l’oreille de l’auditeur attentif.

Economies obligent, le groupe diffuse l’après-midi sur ses deux stations le même flash d’information enregistré à l’avance par le même prestataire extérieur. D’une antenne à l’autre, seuls le chapeau et la brève de fin varient : un « bonjour » personnalisé adressé à l’animateur de la tranche est astucieusement collé en ouverture du même enregistrement selon la station concernée, et une conclusion censée correspondre plus précisément au format de chaque radio (people/chanson ou bien soul/jazz) est de plus rajoutée en queue de bulletin.

Rien de bien surprenant jusque là. L’information est devenue une matière comme une autre, et les stations musicales nous ont habitué depuis bien longtemps à la traiter comme n’importe quel autre contenu parlé en boîte (chronique, horoscope, météo, etc.) : le fait de fournir le service à l’auditeur et de l’afficher dans une grille compte davantage que la crédibilité du service en question.

Là où Espace Group pêche cependant davantage que ses confrères, c’est dans le manque de respect de l’auditeur. Car si les flashes de ses deux antennes nationales sont bien enregistrés par la même personne et lus par la même voix, on tente pourtant mystérieusement de nous faire croire que ce sont deux journalistes différents qui délivrent l’information.

Ainsi l’après-midi, si c’est le journaliste Laurent Natale qui présente les flashes de MFM Radio, la même voix porte le nom de Nicolas Leconte au même moment sur Jazz Radio !
L’auditeur de cette station écoute donc des informations données par une sorte de journaliste fictif, un pseudonyme sans carte de presse.

Voici par exemple le flash diffusé sur les deux antennes au même moment, le vendredi 28 février à 18 heures : premièrement sur MFM Radio, l’animateur Bertrand Fissot annonce les informations de Laurent Natale, puis dans le second extrait Claude Zennaro lance sur Jazz Radio le même fichier préenregistré en présentant un certain Nicolas Leconte.

Dans cette histoire, au final, ça n’est pas le fait qu’Espace Group réalise des économies sur l’information qui pose réellement problème, mais c’est plutôt la tentative de maquillage malhabile d’une évidence qui interroge.
Pourquoi ne pas assumer totalement la démarche low-cost (« un même présentateur enregistre tous les flashes de nos antennes ») ? Et pourquoi préférer à la place prendre l’auditeur pour un idiot en mentant sur l’identité d’un journaliste (« on a deux journalistes différents pour chaque antenne car vous voyez bien qu’ils n’ont pas le même nom ») ?

Moralité : en n’assumant qu’à moitié son procédé industriel, Espace Group attire en fait l’attention sur ce même procédé. Et une petite manipulation sans énorme importance se transforme au final en véritable tromperie vis à vis de l’auditeur.

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A lire, sur le même sujet : « RFM invente l’interaction fictive entre animateurs« 

La semaine de la radio 14 février 2014

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A travers trois événements différents concentrés dans la même semaine, le média radio nous présente ces jours-ci trois visages essentiels de sa vitalité.

Le Salon de la Radio nous rappelait tout d’abord en début de semaine que la radio est avant tout en France une industrie dynamique en veille permanente sur les transformations technologiques et comportementales.

Puis une Journée mondiale de la radio plus politique a célébré ce jeudi un outil de communication essentiel voire vital pour certaines régions de la planète.

Enfin, ce week-end, le festival Longueur d’Ondes met l’accent sur une radio force de création et un travail sonore qui tend vers l’art.

Le rendez-vous brestois n’oublie pas par ailleurs qu’il est également « festival de l’écoute », et aime à ausculter les rapports qu’entretiennent les auditeurs avec le média radiophonique. Loin d’être négligés, les points de vue et expériences des « écouteurs » sont ainsi une nouvelle fois partie prenante de cette onzième édition de Longueur d’Ondes.

Parmi la multitude de présentations organisées ce week-end, on s’arrêtera de manière intéressée sur « La République des auditeurs » bâtie par le confrère blogueur Fañch Langoët. L’auteur de « Radio Fañch » propose durant trois jours une série d’entretiens avec d’anonymes passionnés et portant sur « leur rapport à l’écoute, leur radio idéale, leurs rêves en radio ».

Comme pour une bonne émission de radio, ces témoignages seront introduits par un indicatif, un montage sonore réalisé par Le Transistor pour illustrer avec légèreté l’addiction à la radio.
Le voici ici publié, en tant que contribution à cette semaine de célébrations d’un média dynamique, essentiel, créatif, et toujours très écouté !

 

Les héros de BD squattent Fun Radio en 1990 30 janvier 2014

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L’ouverture aujourd’hui du 41e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême offre l’occasion de se replonger dans une courte période de l’histoire de Fun Radio lors de laquelle les personnages de BD étaient particulièrement à l’honneur.
Pendant la saison 1990-1991, les animateurs de la station devaient en effet composer avec une bien curieuse règle d’antenne : choisir leur pseudonyme parmi les noms des héros de l’histoire de la bande dessinée.

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Comme en témoigne cette grille des programmes de la rentrée 1990, les voix de la station avaient donc pour nom Valérian (Bill Debruge), XIII (Bruno Dubois), Zarkov (Cyrille Laporte), ou bien encore GordonCorto, Olrik ou Difool. Ce dernier (David Massard) ayant, au passage, toujours conservé ce nom d’antenne vingt-trois ans plus tard sur Skyrock.
La matinale de l’époque, « le Zorglub Circus », était en outre présentée par le vibrionnant Zorglub (Olivier « Martial » Thieffin), accompagné d’une certaine Laureline.
Enfin, quelques mois plus tard, au gré des départs et remplacements, les voix d’Alix et Joker se sont également faites entendre sur l’antenne.

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Illustration : Le Transistor – Janvier 2014

Côté habillage, la grosse voix hyper traitée de Patrick Kuban était accompagnée de jingles chantés au second degré qui, tout comme une vieille BD, sentaient bon l’aventure, l’héroïsme et la testostérone…

D’aventure il était aussi question chaque matin dans la rubrique d’Eric Lange, globe-trotter relatant ses différentes expériences à l’autre bout de la planète.

Mais le décalage n’était jamais bien loin sur « la radio fun », que ce soit dans l’émission humoristique dominicale de Laurent Baffie (Vas-y fais nous rire), dans la diffusion quotidienne des détournements télévisés de Karl Zéro ou bien dans les gags matinaux de Pascal Sellem, alias Yves Mou et Columbo.

Soulignons, pour finir, que Fun Radio s’est également inspirée de la BD pour faire sa promotion dans la presse. Le visuel illustrant la campagne publicitaire 1990-1991 est en effet signé par le dessinateur Serge Clerc.

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