navigation

Quarante bougies sur l’antenne de RMC à Roumoules 15 juillet 2014

Posté par Le Transistor dans : Anniversaires,Archives,Histoire,RMC , ajouter un commentaire

Logo_RMC_1974 copie

Il y a quarante ans, le 15 juillet 1974, les premiers tests du nouvel émetteur de Radio Monte-Carlo à Roumoules (près de Digne) démarraient, trois mois avant sa mise en service sur 1400 mètres grandes ondes.

La guerre des ondes longues

C’est une date clé dans l’histoire de la station monégasque car sa zone de diffusion va alors s’accroître considérablement.
Nous sommes alors en pleine guerre des ondes (longues). Europe 1 et RTL viennent d’augmenter la puissance de leurs émetteurs situés respectivement en Allemagne de l’Ouest et au Luxembourg. Ce qui permet aux deux rivales d’être reçues plus au sud, notamment à Lyon. Par ailleurs l’ORTF (la radio-télévision publique) fait doubler la puissance de l’émetteur de France Inter à Allouis.

Le problème de Roumoules

L’ORTF tente de s’opposer à la construction de l’émetteur de RMC au nom du monopole d’Etat sur les ondes de radio et de télévision. Sans succès. Il faut dire que RMC est une station privée dont l’Etat est actionnaire à 86 % via la SOFIRAD et que la radio monégasque émet déjà depuis le col de la Madone dans les Alpes maritime. Ca aide. Toutefois en février 1980, le tribunal administratif juge que cette installation est illégale. Sans effet…

Radio Monte-Carlo booste son audience

La mise en service de ce nouvel émetteur a eu des effets immédiats sur l’audience de RMC. L’effet Roumoules se fait très vite sentir. L’année suivante, la radio obtient un taux d’écoute de 7,1% soit un bond de 40 % ! Deux ans plus tard, elle a grimpé à 11 %. Surtout au détriment de France Inter qui se plaint d’une réception gênée par le nouvel émetteur de Roumoules.

Qu’écoutait-on il y a quarante ans sur RMC ?

Lors de la mise en service de l’émetteur de Roumoules en octobre 1974, on pouvait entendre Georges de Caunes entre 14 h et 15 h, Franck Lipsik dans Taxi, une émission pour les jeunes  de 17 h à 18 h, Jean-Pierre Foucault de 10h à 12h et de 16h à 17h et Julien Lepers de 19h à 21h.

Retrouvons le son de Radio Monte-Carlo sur les grandes ondes avec deux enregistrements de 1980, dont un jingle pour l’animateur Frédéric Gérard.

Frédéric – RadioBrest.net

Un anniversaire peut en cacher un autre en mer du Nord : qui se souvient de Laser ? 24 mai 2014

Posté par Le Transistor dans : Anniversaires,Archives,Etranger,Histoire,Pirates , ajouter un commentaire

letransistor_carteQSL_Laser558

Radio Caroline souffle cette année ses cinquante bougies. Certes, la célèbre radio pirate n’émet plus sur un navire au large de l’Angleterre mais elle demeure un symbole pour tous les défenseurs des radios libres. Toutefois, ce cinquantenaire éclipse un autre anniversaire : Laser aurait aujourd’hui trente ans.

Cette radio pirate de haute mer est beaucoup moins connue en France que sa consoeur (qui fut également sa voisine), pourtant c’était probablement la radio pirate la plus professionnelle.

Laser, qui émettait depuis le Communicator, a été officiellement lancée le 24 mai 1984. Mais elle a auparavant testé ses émissions en février sur 729 kHz avec un système d’antenne porté par des ballons qui s’est avéré non fonctionnel, surtout en mer du Nord.

Voici un extrait de ces tests d’émission, captés à Lille il y a trente ans :

Laser 558 a quitté les ondes fin 1985. Un an plus tard, elle sera relancée sous le nom de Laser Hot Hits, mais l’expérience ne sera que de quelques mois.

On retiendra de Laser, sa qualité de réception, ses animateurs américains très professionnels et le siège imposé par un navire des autorités britanniques que les animateurs n’auront de cesse de moquer à l’antenne.

Frédéric – RadioBrest.net
Illustration : carte QSL de Laser 558

Quand Elton John soufflait la première bougie de 95.2 14 mai 2014

Posté par Le Transistor dans : Anniversaires,Archives,Europe 1,Histoire , ajouter un commentaire

letransistor_publicite_95-2

Il y a trente ans, en mai 1984, la dynamique station parisienne 95.2 fêtait sa première année en proposant un concert d’Elton John à Bercy.
Un nouveau beau coup médiatique pour cette radio dirigée par Robert Namias (ex Europe 1) qui avait déboulé dans le paysage radiophonique encombré de Paris en se payant une page de pub dans les journaux annonçant « salut NRJ, 95.2 arrive ».

95.2, c’était la nouvelle version de Paris Fréquence Montparnasse, un regroupement de radios qui avait obtenu la très précieuse autorisation d’émettre et qui était soutenu par Fréquence Service, une filiale d’Europe 1. Elle était présidée par Catherine Ribeiro. Mais fin 1983, la chanteuse avait été débarquée. Elle avait contre-attaqué en justice, et pour ce premier anniversaire de 95.2, c’est un administrateur judiciaire qui gère provisoirement la radio.

En juillet 1984, l’affaire sera réglée et Robert Namias a alors toutes les cartes en main. Il peut essayer de développer cette station qui trouve son public sur Paris (3.4 % d’audience dans un sondage de juin 1985) mais sans toutefois rivaliser avec NRJ.

Alors que l’heure est au développement des réseaux, 95.2 essaie de bâtir le sien en visant particulièrement la région Rhône-Alpes. A l’automne 1984, un accord est signé avec la radio lyonnaise Radio Contact qui reprend les programmes de 95.2 le soir à partir de 22 heures. Mais il faut plus de moyens. En février 1986, le quotidien La Suisse (propriétaire de Radio Mont-Blanc) entre dans le capital de 95.2. En vain.
Un an plus tard, Georges Polinski, Pdg de Radio Nantes, prend la place de Robert Namias. Début mai 87, 95.2 s’associe avec Canal Plus pour lancer le réseau Kiss FM.

Frédéric – RadioBrest.net

Cinq bougies pour le Transistor 30 mars 2014

Posté par Le Transistor dans : Actualité,Anniversaires , 2 commentaires

letransistor_capture-google-images26mars2014

Voilà cinq années aujourd’hui que le blog Le Transistor existe. Cinq années qu’il scrute l’histoire et l’actualité d’un paysage radiophonique multiformes, en privilégiant l’illustration par le son et l’archive.

Débuté le 30 mars 2009 par un billet portant sur le lobbying du Bureau de la radio et intitulé « J’aime la radio ! » (forcément), ce site a depuis publié 310 articles étayés par 481 sons ; dont une trentaine provenant d’une collaboration féconde avec le généreux site RadioBrest.net.

Parmi cette somme, quels ont été les sujets les plus consultés et les archives les plus écoutées depuis 2009 ? A l’issue d’un léger bilan, voici le top 7 des articles comptabilisant le plus de visiteurs :

1Les adieux de Cyril Keller à son patron sur RFM (juillet 2010)

2L’annonce du décès de l’animatrice Géraldine, voix des annonces coquines de Skyrock de 1986 à 1994 (mai 2012)

3Les archives de Francisco Del Campo et sa Méditation pour la planète terre sur Skyrock (mars 2012)

4Les tendances des la grille de l’été 2011 de France Inter (juin 2011)

5Le portrait de groupe de l’équipe d’animation de Fun Radio en 1993 (juillet 2013)

6L’Atlas de l’audience radio en France (août 2013)

7 – Les archives des fausses pubs des Nuls diffusées en 1994 dans le Zouzouk sur Europe 1 (octobre 2009).

Illustration : capture Google Images le 26 mars 2014

Le Poste parisien fêterait aujourd’hui ses 90 ans 12 mars 2014

Posté par Le Transistor dans : Anniversaires,Archives,Europe 2,Histoire , ajouter un commentaire

logo_PosteParisien

C’était le 12 mars 1924, un émetteur américain de 500 watts était mis en route pour des essais rue d’Enghien à Paris dans l’immeuble du quotidien Le Petit Parisien, qui abrite aujourd’hui la société Paco Rabanne.
Cette radio qui s’appelle alors le poste radio-téléphonique du Petit Parisien, fait ses premiers pas sur les ondes, Devenue quelques années plus tard le Poste parisien, ce sera une des radios privées les plus écoutées d’avant-guerre avec parmi ses animateurs les plus célèbres, Mireille, Jean Nohain ou Pierre Dac.
La radio cesse d’émettre en juin 1940 lors de l’invasion allemande et à la Libération, la mise en place du monopole l’empêche de retrouver sa  longueur d’ondes. Son propriétaire, le Parisien Libéré (groupe Amaury) relance cette radio historique en FM à la faveur de l’explosion des radios libres après le 10 mai 1981.

La suite de l’histoire est résumée sur le site Radios81 par l’un des fondateurs de ce nouveau Poste parisien :
« Après avoir brièvement émis sur 101 MHz avec un émetteur Rohde & Schwarz de 50 W qui distinguait sa qualité sonore, elle se déplaça ensuite sur 102,6 MHz avec une puissance portée à 500 W (…) son absence de publicité lui évitera le brouillage. Quelques mois plus tard la radio devra se présenter en Fréquence Presse à la demande de la Commission des RLP . Elle conservera sa dénomination de Poste Parisien. Son émetteur sera déplacé à Romainville avec 40 kW PAR. La Fréquence Presse regroupait un attelage improbable comprenant Le Parisien, l’Equipe, Le Matin de Paris, l’Unité, La Croix et l’Humanité. Après un peu plus d’un an, le Poste Parisien continuera sous le seul financement du Groupe Amaury. Marie-Odile Amaury en prendra alors la direction. En 87, la radio sera autorisée comme franchisée Europe 2 et perdra après quelques temps sa dénomination Poste Parisien. »

Pour saluer aujourd’hui l’histoire de cette grande station, quoi de mieux qu’un jingle réalisé dans les années quatre-vingts à la manière de la TSF des années trente ?

Pour en savoir plus sur les débuts du poste radio-téléphonique du Petit Parisien, rendez-vous sur le blog RadioTSF.fr.

Frédéric – RadioBrest.net

12345...15

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus