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Smicky : la voix d’une époque 11 novembre 2010

Posté par Le Transistor dans : Actualité,Archives,NRJ,Skyrock , 1 commentaire

logonrj.jpgLa FM française a perdu cette semaine l’une de ses voix marquantes : « Smicky » (alias Eric Calixte), la voix-off qui personnalisait (virilement) NRJ dans sa période 1987-1994, est décédé ce lundi, a-t-on appris sur un certain nombre de sites radiophiles.

Rien de tel qu’un peu de son pour se remémorer l’apport de Smicky à l’habillage d’NRJ, des nombreux jingles aux promotions de l’antenne :

Les auditeurs de la station le connurent également en tant qu’animateur de l’émission « club » du samedi soir, à la fin des années 1980 : NRJ Club.

Auparavant, Smicky fut également un des artisans de la transformation de « La Voix du Lézard » en Skyrock. Pierre Bellanger, le patron de Skyrock, lui a d’ailleurs rendu hommage sur le site RadioActu : « J’apprends avec tristesse la disparition de Smicky dont j’ai connu le grand talent sur La Voix du Lézard puis sur Skyrock. Smicky a été l’extraordinaire producteur des premières bandes-annonces de Skyrock en 1986. Smicky fascinait par sa personnalité atypique et son look irréel. Toujours discret, presque absent, il était cependant d’une intensité extraordinaire avec la bande magnétique et le son. Il a donné à la radio, ces quelques années-là, une magie nouvelle« .

 

 

2 octobre 2010 : Fun Radio a aujourd’hui 25 ans 2 octobre 2010

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C’est dans la nuit du 2 octobre 1985 que l’appellation Fun est soudainement apparue sur 6 stations franchisées du réseau NRJ (Bordeaux, Toulouse, Carcassonne, Montpellier, Grenoble et Nancy) et une station du réseau Chic FM à Nice.

Car, pour l’anecdote, Fun Radio est à la base née d’une revanche que ses concepteurs souhaitaient prendre sur la puissante NRJ et son dirigeant Jean-Paul Baudecroux.

Démis en mars 1985 de leurs fonctions nationales au sein du groupe NRJ, Pierre Lattès (gérant de la régie publicitaire) et Eric Péchadre (responsable de la publicité) ne digèrent pas leur mise à l’écart et s’associent à Jean-Baptiste Blanchemain, le patron d’NRJ Montpellier pour monter dans le dos du groupe un nouveau réseau du nom de Fun.

Apparentée à un putsch, la bascule NRJ vers Fun Radio sera très secrètement préparée : même les animateurs locaux d’NRJ découvriront leur nouvelle marque au dernier moment !

L’épisode, qui créera une longue rivalité NRJ/Fun Radio en régions, est particulièrement bien relaté dans le livre NRJ, l’empire des ondes de Benoist Simmat et Aymeric Mantoux (éditions Mille et Une Nuits).

La viabilité du réseau Fun Radio étant difficile à obtenir, celui-ci sera finalement revendu en 1987 par ses créateurs au groupe Hersant qui le fusionnera au mois de septembre avec son réseau Chic FM.
Peinant à trouver une véritable identité dans ses premières années, ce n’est qu’à partir de 1991 que la station fera vraiment parler d’elle avec des programmes porteurs d’audience, tels la matinale d’Arthur (« l’animateur le plus con de la bande FM ») et l’émission de « libre-antenne » Lovin’ Fun.
En 1994, le groupe Hersant cède la totalité du capital de Fun Radio à la CLT (groupe Bertelsmann), qui contrôle ainsi son troisième réseau avec RTL et M40/RTL1/RTL2.
Fun Radio est depuis un réseau musical jeune très bien installé dans le paysage radiophonique français, aux côtés de ses concurrents NRJ et Skyrock. Sa couleur musicale clairement identifiée « dance-floor » (house, dance, R&B) lui apporte depuis quelques années 3,5 millions d’auditeurs.

En guise de bougie d’anniversaire, écoutons l’un des tous premiers animateurs de la station : Didier Sinclair, sur Fun Radio Montpellier, lors de son lancement.
Une archive glanée il y a quelques années sur internet, mais dont la source reste inconnue.

 

Julien Courbet et la FM des années 80 5 juin 2010

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logortl.gif  A présent débarrassée de sa soirée football du samedi, RTL proposera aujourd’hui entre 19 et 23 heures une émission spéciale consacrée à la bande FM des années 80 et intitulée RTL refait la FM.
Entouré d’artistes et d’animateurs radio estampillés « 80′s », Julien Courbet entend y recréer l’ambiance des stations de l’époque, telle qu’il l’a connue lors de ses premières expériences au micro à Bordeaux.

Grâce à un très intéressant document sonore posté sur Dailymotion, replongeons justement dans cette période. Nous sommes là le samedi 29 novembre 1986, et le jeune Julien Courbet présente le hit-parade sur Fun Radio Bordeaux !

http://www.dailymotion.com/video/xa219p

Côté archives maison, un petit peu plus tard dans le temps, revoici Julien Courbet en 1994 sur NRJ dans l’émission N’importe quoi. Il y parodie là le style des radios locales des années 80 en interprétant Paulo, animateur vedette de la station Super Stéréo 2000

 

 

 

1er mars 1999 : nouveau format pour RMC, fraîchement privatisée 1 mars 2010

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logormc1999.jpg Le 1er mars 1999 RMC inaugure un positionnement jusque là inédit : « une radio généraliste musicale », selon les mots du Directeur d’antenne de l’époque, Jean-Marie Ferrand. Après des années de grilles populaires mariant jeux, humour, variétés et personnalités de la télévision, les repreneurs de la station monégasque (majoritairement l’industriel Pierre Fabre, propriétaire de Sud Radio/Wit FM, et le groupe NRJ réunis dans la holding « Sud Communication ») entendent faire table rase du passé et inventer un nouveau type de radio plus axé sur l’air du temps.

Suite à une grille de transition en septembre 1998, RMC fait donc totalement peau neuve le 1er mars suivant en proposant un programme beaucoup moins coûteux mélangeant les traditionnels rendez-vous d’information (RMC Matin, journaux de 13 heures et 18 heures) et des tranches musicales de quatre heures où, comme sur les FM, les animateurs s’auto-réalisent. Avec pour but de féminiser et rajeunir l’audience (cible des 35-49 ans), le flux musical devient plus formaté et resserré autour des grands standards consensuels des trente dernières années, dont 60% de morceaux français. Deux fois par heure, il est interrompu par de courtes chroniques (deux-trois minutes) consacrées à la vie quotidienne, la culture ou l’évasion.

Le logo d’RMC évolue également vers une image plus douce et féminine ; quant à l’identité sonore sur l’antenne, elle est déclinée par des jingles thématiques reposants (ballade, soul, pop…), enregistrés dans les studios d’Abbey Road (pour l’anecdote).

A la télévision et dans la presse, la station communique sur sa mue autour du slogan « changez d’air » (voir ci-dessous), mais la mayonnaise ne prend pas pour autant, la station stagne dans les mois qui suivent à 2,4-2,5% d’audience cumulée. Les dirigeants d’RMC la rendent donc plus bavarde sur la saison 1999-2000, en ayant finalement recours à quelques recettes du passé (retour des jeux, de l’interactivité et des visages connus : Bernard Tapie, Jean-Luc Reichmann). Sans grand succès là encore. Lorsque le groupe Pierre Fabre souhaite jeter l’éponge à l’été 2000 en vendant ses parts de RMC au groupe NRJ, l’audience est toujours à 2,5…
Le bilan de cette période est en fait surtout financier et social : en deux ans, suite à sa privatisation, le déficit de la station est passé de 90 à 50 millions de francs, au prix de trois plans sociaux lourds ayant laissé deux salariés sur trois sur le carreau.
En juillet 2000, le groupe NRJ souhaite donc devenir propriétaire de 83% de RMC, les parts restantes étant toujours aux mains de la Principauté de Monaco. Nouvelle péripétie : au nom du respect du seuil anticoncentration de 150 millions d’auditeurs potentiels pour un même groupe radiophonique, le CSA refuse l’opération. NRJ abandonne donc ses prétentions, mais pas le Directeur général du groupe : Alain Weill. Celui-ci quitte NRJ en novembre 2000, pour fonder Nextradio. Cette nouvelle entité dépose à son tour une offre de rachat, acceptée par le CSA. Alain Weill va ensuite appliquer en janvier 2001 à RMC le reformatage « news-talk » souhaité initialement par NRJ, avec le succès que l’on connait…

Sources : Télérama, Libération

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8 décembre 1984 : la jeunesse dans la rue pour NRJ 7 décembre 2009

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Il y a 25 ans, le 8 décembre 1984, des centaines de milliers de jeunes descendaient dans la rue à Paris, pour défendre « leur station » NRJ. La radio était à l’époque menacée de saisie par la Haute Autorité de l’audiovisuel, et passible de 30 jours d’interdiction de diffusion pour non respect de la puissance d’émission admise, qui plus est sur une fréquence non autorisée.

Au terme d’un jeu politique avec les dirigeants socialistes au pouvoir à l’époque, les patrons d’NRJ écarteront au final la sanction d’interdiction, mais profiteront de cette menace pour appeler sur les ondes à une gigantesque manifestation positive pour défendre la liberté de la jeunesse à écouter sa musique, sur le mode « on veut tuer NRJ et les radios FM ».

Le rassemblement s’est donc transformé pour la station en véritable opération de communication, et de lobbying auprès de la gauche au pouvoir, soucieuse de ne pas se mettre la jeunesse à dos. Les 200 000 manifestants du 8 décembre 1984 ont donc rendu NRJ intouchable, et incontournable depuis dans le paysage médiatique et économique.

http://www.dailymotion.com/video/x8qrb6

Sur le sujet, on peut se reporter au livre « NRJ l’empire des ondes » de Aymeric Mantoux et Benoist Simmat, ou bien écouter sur le site FM Story des extraits sonores de ce 8 décembre.

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