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Vidéo : Boulevard du Rock sur Radio Mary Pop’ins en 1982 9 juin 2015

Posté par Le Transistor dans : Amusant,Archives,Radios disparues,Radios libres , ajouter un commentaire

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Si une vidéo pouvait résumer parfaitement l’ambiance des radios libres au début des années 80, ce serait peut-être celle-ci.

Nous sommes à Orléans en 1982, dans le studio de Radio Mary Pop’ins, la pionnière des radios FM locales. Bruno, James, Jean-Paul et les autres y animent Boulevard du Rock le samedi soir.
Ils sont jeunes, ils sont enthousiastes, ils font les beaux derrière le micro, cigarette à la main et rock plein la bouche.

A mi-chemin entre Les Sous-doués et le cinéma de Maurice Pialat, voici une belle archive de radio oubliée, filmée en Super 8 (sonore), et que l’on doit au compte louisetv de Youtube.

Un vestige de Fréquence Montmartre 17 janvier 2013

Posté par Le Transistor dans : Archives,Pirates,Radios libres , ajouter un commentaire

Du côté de la butte Montmartre, à Paris, il est un bar de quartier nommé « Chez Ammad » sur les murs duquel est mise en valeur la publicité encadrée d’une ancienne radio libre aujourd’hui oubliée : Fréquence Montmartre.
Cette relique d’il y a plus de trente ans étant rare et singulière, elle méritait une publication dans ces colonnes. On y voit l’équipe de bénévoles de la station posant fièrement en 1981 devant le bar de l’Hôtel de Clermont, devenu justement aujourd’hui « Chez Ammad ».

Un vestige de Fréquence Montmartre dans Archives

A ne pas confondre avec la Radio Montmartre de Guy Noël et Claude Vaniscotte, Fréquence Montmartre était « la radio des habitants du 18ème et 9ème arrondissements de Paris » et émettait quotidiennement de 18h30 à 19h30 sur 95 MHz à sa création.

Grâce à l’INA, nous pouvons compléter ce témoignage d’une époque lointaine par une vidéo fort instructive sur le fonctionnement de la radio pirate de quartier en juin 1981.

Merci à Stéphan

Où sont les flonflons de Radio Montmartre ? (2) 20 novembre 2012

Posté par Le Transistor dans : Histoire,Radios libres , 1 commentaire

En écho à un article de ce blog publié il y a un an et mettant à l’honneur une archive sonore de Radio Montmartre, Claude Vaniscotte, protagoniste des débuts de la station en 1981, nous a laissé ce jours-ci un commentaire plutôt éclairant sur la mise en place du programme.
Puisque ce témoignage contient quelques anecdotes sur la naissance de Radio Montmartre et retrace un bout d’histoire important de cette radio libre atypique, le commentaire devient aujourd’hui un article à part entière, afin de le mettre davantage en valeur.
Voici donc les précisions apportées par Claude Vaniscotte :

« En 1981, François Mitterrand arrive au pouvoir. Dans sa campagne électorale, il avait annoncé la libéralisation les ondes.
Guy Noël et moi, nous lançons dans l’aventure avant même de savoir ce que l’avenir sera. Nous achetons un émetteur de 100 W et faisons installer une antenne.
On choisit le nom de Radio Montmartre : le lieu, le style de la station, Aristide Bruant… les arguments ne manquaient pas.
Cette radio diffusera uniquement des chansons françaises, se différenciant des radios et télévisions de cette époque, qui faisaient la part trop belle aux chansons anglo-saxonnes. Les musiques, elles, seront de tous horizons; la musique n’a pas de frontières.

Un soir, je finis les raccordements techniques. Guy me demande quand on peut démarrer.
La dernière soudure est encore chaude, lorsqu’il prend un micro et annonce :

« Ici Radio Montmartre. Si vous nous entendez, téléphonez-nous à tel numéro. Radio Montmartre, la radio de la chanson française. La station qui ne diffuse que de la musique de tous horizons et des chansons uniquement en langue française. »

Musiques et chansons en alternance, c’était parti.
Tout s’est enchaîné rapidement. Guy et moi tenions l’antenne toute la journée, enregistrions pour la nuit.
Nous avons reçus un nombre sans cesse grandissant, d’artistes dont on ne parlait plus à la radio, que l’on ne voyait plus à la télévision; des artistes de grands talents, oubliés des médias de l’époque. Radio Montmartre les faisait revivre. L’idée était géniale ! Ils sont venus en grand nombre. Nous avons fait notre premier gala au Cirque d’Hiver Bouglione, le jeudi 13 juin 1982.
À Radio-Montmartre, rien n’était en play-back, ni les chanteurs, ni les musiques.
Nous sommes passés rapidement à la première place des stations libres.

Pour ma part, je prenais chaque jour l’antenne pour le 7–9 h, puis le 12–14 h et 20–22 h.
Entre ces tranches de direct, je m’occupais de tout, des programmes, des artistes, des galas avec leur préparation technique et artistique, des autres animateurs.

Beaucoup d’auditeurs nous disaient qu’ils revivaient à notre écoute. Les chansons et les musiques qui avaient été leur enfance, leur jeunesse, leurs amours, les rencontres, les bals, leur mari ou époux disparu, étaient une inestimable fontaine de jouvence. Des fidèles de notre radio qui nous encourageaient, l’émotion dans la voix quand je les avais au téléphone.

D’autres animateurs sont venus nous rejoindre. Jacques Trémolo, Roger Brécourt, Minouche Barelli, François Deguelt, etc.
Puis est venu Raymond Marcillac, baptisé directeur des programmes. Il donnait seulement une revue de presse le matin. »

 

Il y a trente ans démarrait Radio Service Tour Eiffel 7 décembre 2011

Posté par Le Transistor dans : Archives,Histoire,Radios libres , 5 commentaires

Il y a trente ans démarrait Radio Service Tour Eiffel dans Archives radioservicetoureiffel-78x150Dans la série « trente bougies », soufflons celles de la radio de la Ville de Paris. Le lundi 7 décembre 1981, Radio Service Tour Eiffel démarre ses programmes sur 101.5 après plusieurs semaines d’occupation de fréquence.
Surnommée Radio-Chirac, la station dépend étroitement de la mairie de Paris via l’ADCP, « l’Association pour le développement de la communication à Paris ».
Le format de la radio correspondait alors à celui d’une chaîne généraliste, ayant pour vocation d’être « la radio de la capitale et la radio du mieux-vivre de la région parisienne ». Ses programmes s’articulaient principalement autour de deux axes: en premier lieu, la diffusion de musique de variétés et d’informations à caractère général ; en second lieu, la diffusion d’informations sur la circulation urbaine,
soulignera la Cour des comptes vingt ans plus tard.

La radio bénéficie d’un site d’émission exceptionnel : la Tour Eiffel. Le brouilleur qui se met en route deux jours après le début des émissions ne devait pas être très loin. Radio Service Tour Eiffel sera brouillée pendant près d’une année, jusqu’à la fin octobre 1982.
Radio Service Tour Eiffel se regroupe fin mai 1983 avec Radio Diapason et Radio Vocation et se décale quelques jours plus tard sur 101.4. Mais malgré une bande FM qui retrouve un peu d’ordre, des émissions étoffées, une trentaine de salariés et le passage en 1985 au statut commercial par la société Paris-Média, l’audience ne décolle pas. La radio vit à 85% des subventions de la Ville de Paris.

La station essaiera de se relancer à de multiples reprises sous les noms de Radio Tour Eiffel, Eiffel 95.2, 95.2 Paris pour finalement quitter les ondes en octobre 1999.

Voici un extrait de l’été 1983, dans lequel on retrouve Isabelle Quenin :

Frédéric – RadioBrest.net

 

Radio Panoramas aimait l’accordéon et la valse… des fréquences 24 octobre 2011

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A une portée de flonflons de Radio Montmartre,  les amateurs de musette et de chanson française rétro pouvaient trouver dans les années quatre-vingts en région parisienne Radio Panoramas, fondée par Jean Douhard et sa famille entièrement vouée au dieu Accordéon.
« J
e suis allé avec mon père proposer mon disque à Radio Montmartre mais son patron, Guy Noël nous l’a rendu en disant en gros si vous n’êtes pas contents, montez votre radio« , raconte Jean-Michel Douhard. Ces conseils font mouche et en avril 1982, la famille installe dans son pavillon de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) un émetteur de 600 watts réglé sur 96.7 MHz et un mât d’une dizaine de mètres de hauteur. Un revox diffuse de la musique non-stop et quelques émissions se mettent en place alimentées exclusivement par de la chanson française et de l’accordéon.
Une demande d’autorisation déposée à la Haute-Autorité n’a pas de suite. « 
Il paraît que le dossier s’est perdu« , déplore Jean-Michel. Panoramas entre-temps s’est décalée sur 96.2 mais doit se pousser en mars 1984 pour faire la place à la Voix du Lézard, autorisée sur cette fréquence. La radio du musette cherche une place sur une bande FM encore très anarchique. « On s’est installé sur 98.7 mais ça bourdonnait, ça crachotait, il y avait même des sons de cloches en bruit de fond ! Finalement on a trouvé une place en or, entre Judaïque et France Culture.«  Voici Radio Panoramas squattant le 93.6 fin mars 1984. Les radios autorisées ne l’entendent pas de cette oreille et même les riverains se plaignent. « En août 1984 , deux cars de CRS sont arrivés devant le pavillon et mon père a été placé en garde à vue«  se souvient Jean-Michel. Panoramas est saisie.
Mais les Douhard sont tenaces. Après le changement de gouvernement en 1986, ils achètent un émetteur de 5 kW et début 1987
, revoilà Radio Panoramas sur les ondes bien calée sur 95 FM. Un nouveau dossier est déposé auprès de la  CNCL. « Comme nous n’avions pas d’émissions 24h/24, on avait accepté l’idée d’un partage de fréquence, mais encore une fois nous avons été écarté« . La radio dépose un recours en justice. En vain. « En août 1987, fatigué de tout ça, mon père a coupé l’émetteur« , conclut Jean-Michel. Panoramas se tait et laisse les flonflons à Radio Montmartre.

En illustration sonore, voici un extrait de Radio Panoramas enregistré à l’été 1983 :

Frédéric – RadioBrest.net

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